Ce document revient sur la question de l'impact de la vulgarisation agricole sur la productivité des exploitations agricoles. Il fait valoir que les études dans ce domaine sont souvent victimes d’un parti pris en raison de l'auto-sélection des meilleurs agriculteurs pour les services de vulgarisation ou du placement endogène du programme. Le document présente des données recueillies par ANADER, et fait valoir que la nature des programmes de vulgarisation mis en œuvre en Côte d'Ivoire (1997-2001) permet le contrôle de ces biais et fournit des estimations plus robustes. Le document constate qu'il existe un impact positif de la vulgarisation sur les rendements, après le contrôle d'autres facteurs de production et des effets de temps et de lieu. Toutefois, tandis que cet effet est significatif et d'une ampleur considérable pour les cultures vivrières, les productions de café et de cacao, semblent s’être comportées différemment. Les résultats semblent indiquer une tendance des agriculteurs engagés dans la vulgarisation à réduire leurs efforts dans la production de café et de cacao, une conclusion cohérente avec la récente expérience dans le pays. Si l'on examine les revenus, l'impact global de la vulgarisation disparaît, indiquant que le passage des cultures commerciales aux cultures vivrières, en dépit d'être le meilleur choix lors d'une période de crise profonde pour les cultures pérennes sur les marchés internationaux, n'a pas augmenté les revenus des agriculteurs. [Auteur] Provided by Eldis, a GDNet content partner |