Les bailleurs de fonds considèrent qu'ils aident la société civile africaine dans le renforcement de la démocratie, en contestant les atteintes aux droits humains et en exposant l’utilisation de la corruption du pouvoir de l'Etat.
L'étude examine leur capacité à influencer les gouvernements dans trois pays: l’Afrique du Sud, l'Ouganda et le Ghana. Tout d'abord, elle examine la gouvernance interne des OSC qui aident les citoyens à mieux participer aux affaires publiques. Deuxièmement, elle examine l’efficacité des OSC dans l'arène politique. L'étude évalue également si et comment l'aide étrangère soutient les organisations de la société civile dans leurs activités influençant les politiques.
L'étude conclut que:
L'appui des bailleurs de fonds peut être utile aux OSC qui ont un accès limité aux ressources et qui sont vulnérables au contrôle et à la répression du gouvernement.
Les bailleurs de fonds souhaitent principalement renforcer les institutions par une démocratie formelle telle que les élections et les parlements. L’appui aux organisations de la société civile est souvent destiné à créer des institutions intermédiaires qui peuvent soutenir de telles institutions démocratiques et une économie de marché.
Les programmes d’assistance à la démocratie bénéficient à quelques organisations urbaines avec un leadership de classe moyenne. Les organisations des zones rurales représentant les pauvres, ou celle d'adhésion de masse, reçoivent moins d'aide.
La plupart des OSC sont fortement tributaires des financements étrangers: cela porte atteinte à leur crédibilité et à leur autonomie en l'absence de mécanismes visant à assurer la responsabilisation interne et le renforcement de la mobilisation des ressources nationales.
Les OSC ont une capacité limitée concernant son influence sur la politique gouvernementale et ses effets sur la législation. L’aide renforce l'influence de ceux qui ont un accès aux décideurs politiques en raison de leur acceptabilité et soutien aux politiques dans les priorités politiques officielles.
Les OSC peuvent influencer les politiques publiques quand elles ont une base de ressources sûres, une législation favorable, et lorsque des opportunités sont créés pour une consultation et un dialogue structurés.
Les recommandations de l’étude sont les suivantes:
Les bailleurs de fonds devraient veiller à ce que les organisations basées dans les zones rurales et celles d’adhésion de masse reçoivent un soutien adéquat.
L’assistance périodique à des organisations individuelles devrait être remplacée progressivement par des programmes, un soutien et des subventions de long terme afin de renforcer les capacités d’analyse politique et de soutien.
Des stratégies d’identification et de mise en place de source locales de financement provenant de cotisations, de la philanthropie locale, et de la génération de revenus devraient être développées.
Les bailleurs de fonds devraient encourager les gouvernements à supprimer les contrôles restrictifs et à simplifier les procédures d'enregistrement.
Des opportunités de dialogue politique structuré avec le gouvernement pour un ensemble plus représentatif d’organisations basées sur l’adhésion et les coalitions locales doivent être créées.